Monkey tie Coaching - Adam Haciane

Proposé par

Un échec non capitalisé n’est qu’un échec. Admettre ses échecs ne signifie pas que nous nous accordons de les répéter. Bien que certains semblent croire qu’ils ne peuvent rien en tirer, je vais tenter de vous expliquer ici l’importance d’apprendre de ses échecs.

L’échec fait partie du processus d’apprentissage. En didactique professionnelle, les chercheurs psychologues cliniciens s’accordent à dire que faire des erreurs accélère le processus de compréhension. Comme dans le monde du travail, l’enfant qui va jouer avec la flamme va apprendre qu’elle brûle en expérimentant de fait de la toucher et de se brûler. Il comprendra alors qu’il ne doit pas retoucher la flamme pour éviter la brûlure et internalisera la fonction première du feu pour d’autres applications.

Par analogie, le salarié, le manager ou le dirigeant devra pratiquer et tenter des nouvelles expériences pour se rendre compte des effets par lui-même et apprendre de ses échecs pour ne pas reproduire les modèles négatifs et améliorer le processus vers des modèles positifs. Cela aura pour but d’accroître la compréhension globale et systémique des expériences acquises.

L’échec n’est donc qu’un palier de notre existence, un événement ponctuel et utile capable de nous faire prendre conscience de certaines choses dans le seul but de nous faire croître et progresser en tant qu’hommes et femmes accomplies. Jusqu’ici tout va bien.

De la « souffrance » naît la ressource. A quoi bon avoir vécu des choses si on n’en fait rien ? Prenons l’exemple de Malala Yousafzai, la plus jeune à accéder au prix Nobel de la paix. Comme des milliers d’enfants pris dans les luttes armées, Malala a décidé de « capitaliser » sur sa souffrance pour en tirer des ressources pour changer les choses. Elle s’est donc engagée en faveur de l’éducation à l’âge de 11 ans, alors que beaucoup d’autres n’en auraient rien fait. En parallèle, l’univers du travail est jonché de « souffrances » qui ne laissent que deux choix : de manière générale s’améliorer ou subir. D’un côté, la motivation et l’engagement pour réussir, de l’autre le burn-out. Cette vision manichéenne et provocante n’a qu’un seul but : vous faire prendre conscience que vous avez encore le choix.

Apprendre de ses échecs pour mieux atteindre ses objectifs

Alors comment faire d’une expérience négative (un échec en l’occurrence), une ressource pour atteindre ses objectifs ?

  • Mettez vous en situation d’observateur : lorsque vous constatez une situation d’échec, prenez le temps de savoir ce que vous en avez appris ;
  • Trouvez ce qui a été positif dans chaque mauvaise expérience ;
  • De cet apprentissage, définissez-en les ressources que vous avez découvert (talents, compétences, qualités…) ;
  • CAPITALISEZ : utilisez vos forces, ressources pour établir des plans d’actions concrets tournés vers le futur et le positif.

Un dernier exemple pour illustrer le fait d’apprendre de ses échecs : Damien est un manager qui a été très sollicité ces derniers temps, il est « sous l’eau » comme il dit. Il a du faire face à des objectifs trop complexes et a échoué. En tâtonnant, il a plusieurs fois échoué avant de baisser les bras. En se mettant en situation d’observateur, il s’est aperçu qu’il avait développé des ressources internes (confiance, partage et médiation avec ses collaborateurs) et externes (soutien de ses collaborateurs et délégations). Le côté positif de la chose est qu’il a pu enfin avoir l’attention de son N+1 et qu’il a pu se recentrer sur ce qui compte pour lui : la relation humaine. Il a donc décidé de reprendre son objectif en utilisant les ressources trouvées pour appliquer des actions en cohérence avec son expérience et sa personnalité pour finir par réussir avec brio son objectif.

Vous voilà prêt pour capitaliser sur vos expériences passées pour en tirer le meilleur grâce à vos ressources !