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Ce nouvel article fait suite à Article 3 : Le Bilan de Compétences (BdC), comment ça marche ? qui vous indiquait les recommandations et les démarches légales (droits et devoirs) concernant le fonctionnement du BdC pour vous lancer dans ce parcours de Formation.

Cadre type légal actuel d’un parcours de Bilan de Compétences :

BDC

A présent, dans cet article je vous indique les grands bouleversements légaux concernant la Formation continue (impliquant le BdC).

Formation continue, commençons donc par un petit rappel

Sur base d’informations rassemblées sur plus de 100 sites concernant une loi en cours de vote, ça n’a pas été simple d’écrire cet article. En effet, cette loi n’aura des implications qu’en septembre 2018 et qui ne sera applicable qu’en 2019.

Depuis 1945, comme vous le savez, notre pays a connu deux phases de transformation économique et sociale profonde :

  • les Trente Glorieuses avec la révolution industrielle ;
  • les trente années suivantes avec le premier choc pétrolier.

La formation initiale et professionnelle a largement accompagné ces transformations.
Depuis quelques années, notre pays, comme l’ensemble des pays de l’OCDE, est entré dans une troisième ère de transformation, celle de la globalisation des marchés, entraînant :

  • le développement du numérique, de la robotique,
  • la nécessité d’adapter les modes de production et de consommation à la préservation des ressources naturelles et au réchauffement climatique,
  • la redistribution de la chaîne de valeur mondiale et une transformation des modes de production, de l’organisation du travail dans les entreprises et des compétences requises sur le marché du travail.

Selon plusieurs études convergentes officielles, environ 15 % des emplois sont menacés de disparition par la digitalisation, autour de 20 % seront créés et 50 % seront profondément transformés dans les dix ans à venir.

Face à cette troisième transformation, dite de «l’économie de la connaissance», l’enjeu pour notre pays est triple :

  • investir massivement dans la formation et les compétences, pour être collectivement capables de se hisser au sommet de la chaîne de valeur mondiale et d’impulser les changements de l’économie de la connaissance plutôt que les subir ;
  • donner à chacun la liberté de choisir et la capacité de construire son parcours professionnel, pour créer ou saisir les différentes opportunités professionnelles qui se présentent ;
  • protéger les plus vulnérables contre le manque ou l’obsolescence rapide des compétences et vaincre ainsi, enfin, le chômage de masse.