Agathe Vidal - Monkey tie Coaching

Proposé par

La définition du bonheur est sujette à interprétation contrairement à la notion de « vie bonne » proposée par les anciens, qui demandent une certaine conscience de soi et un travail régulier, le bonheur étant défini comme quelque chose de tellement éphémère qu’il est facile de lui attribuer toute les significations possibles. Surtout, dans notre société de consommation actuelle, où la jouissance est prônée et assouvir ses pulsions devient non seulement un mode de vie mais une obligation. Plus question de les hiérarchiser ou d’analyser ses désirs car c’est l’adage « profitez en ! » qui prime. La question serait donc : «Sommes-nous bien dans nos baskets ? Sommes-nous « ok » avec nous-même et notre vie actuelle ? Si tel était le cas, serions-nous en train de courir après des factures, des rendez vous ou d’anticiper nos futures vacances ?

Le bonheur : entre désir et épanouissement

Le désir par définition, une fois comblé, laisse place à un nouveau désir, la pulsion en tant que telle est donc toujours en mouvement. Le désir n’étant  jamais assouvi, il traduit avant tout un manque et devient  prétexte à oublier ce qu’il comble.

la question se pose donc de savoir s’il y a plus de plaisir dans la multiplication des désirs ou dans la construction d’un bonheur individuel ? Si le plaisir « simple » en trouvant une satisfaction immédiate se cumule à d’autres, la construction de son épanouissement passe par la connaissance de ses propres manques et besoins.

Contrairement au bénéfice temporel qu’offre le plaisir immédiat (et sa facilité de satisfaction) la question de l’épanouissement, se pose donc d’une façon plus large et ne peut se percevoir comme un « substitut » de quelque chose d’autre, en « attendant que ça passe » mais comme un aboutissement journalier. Il n’est plus question de se mentir, en attendant « mieux » mais de créer une réalité qui nous est propre. En ce sens, elle demande une congruence totale et un regard global sur sa propre vie.

A savoir, interroger ce qui nous fait plaisir certes mais surtout ce qui nous rend heureux dans « l’absolu » et non par l’assouvissement d’une pulsion. Il est en effet plus simple d’acheter le dernier téléphone ou de  lézarder au soleil sur un transat que de se poser sur ce même transat pour se demander clairement et distinctement » :

  • Qu’est-ce que je veux ?
  • Qu’est-ce qui me rend réellement heureux ?
  • Autrement dit : Suis-je bien dans mes baskets ?

Contrairement, au caractère éphémère du désir cette quête, va devoir faire l’objet d’une remise en question sincère afin d’orienter notre épanouissement, en fonction de qui l’on est et de nos possibilités.

Le bonheur : comprendre nos réactions et la satisfaction qui en découle

Pour savoir, ce que nous voulons, nous devons apprendre à nous connaître mais aussi savoir ce que nos désirs indiquent de nous même. A savoir comprendre nos réactions et la satisfaction qui en découle, est-ce un plaisir court, moyen ou long terme ? Quel est son rôle ? Remplace t-il autre chose en attendant mieux ou est-il inscrit dans nos priorités ?

La question de nos valeurs et de nos principes est donc également à étudier, connaître nos limites mais aussi nos vecteurs d’évolution et de motivation, vont nous permettre de répondre à la deuxième question. En ce sens, il n’est plus question de répondre à une pulsion mais de construire notre mode vie, à savoir :  « être le charpentier de notre bonheur ».

Bien sur, nous pouvons dans un premier temps répondre par des idées communes, maison, voiture, foyer, vacances… Néanmoins, cela ne nous renseigne aucunement sur nos désirs d’évolution, ni sur notre conception de la vie et donc sur le mode de vie à développer et les moyens pour y parvenir. En effet n’y t-il pas autant de bonheurs possibles qu’il y a d’individus ?

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