Damien Montvernay - Monkey tie Coaching

Proposé par

Qu’il s’agisse de coaching d’organisations, de projets, de carrières ou de changements, tout coaching intègre le contexte, l’environnement et la culture d’entreprise du coaché. Cette démarche lui assure un plan d’action adapté. Adapté à ses besoins bien sûr, mais aussi à son écosystème !

Pour coacher dans des startups donc, mieux vaut avoir conscience du contexte, de l’environnement et de la culture startup !

Alors focus sur cet écosystème particulier !

Tout le monde le sait (puisque wiki le dit), une startup est une « jeune entreprise innovante à fort potentiel de croissance, qui fait souvent l’objet de levées de fonds« . Quelles sont les caractéristiques de ces startups ? Et quels sont les risques associés à cet écosystème ?

  • Le temps est raccourci : rapidité des décisions, mise en mouvement constante et rapidité de mise en place des solutions.

    Risque : symptôme « j’suis sous l’eau ». Le temps psychique n’est plus respecté alors que chaque mise en mouvement nécessite un temps de réflexion. La prise de recul disparait, on a la « tête dans le guidon », on ne voit plus le mur en face de soi…

  • L’espace est ouvert : proximité immédiate des collègues et des patrons dans des open-space design facilitant la communication. Tout le monde est au même niveau, on s’adresse directement à l’intéressé, peu importe le niveau hiérarchique.

    Risque : symptôme « vis ma vie ». L’intimité disparait, l’individu peut se noyer dans l’organisation et dans le groupe. Il est plus difficile pour lui dans ces conditions de garder conscience de ce qu’il ressent vraiment. Pour autant, rester connecté à soi permet de s’écouter et de se rendre disponible pour les autres et pour son travail. On est bien plus productif avec un peu d’air autour de soi.

  • Les relations sont conviviales : environnement chaleureux facilitant les rencontres et les échanges, collègues bienveillants, esprit jeune et positif, culture de la bonne nouvelle, on est technophile, on libère la créativité, on pousse à l’innovation et on cherche à casser la routine.

    Risque : symptôme « happy face » (ou de « l’hôtesse de l’air »). Manque d’expression des sentiments vécus comme négatifs par l’organisation. Alors que l’expression même de ces sentiments permet de désamorcer les conflits et la souffrance sur son poste. Expression d’autant plus atténuée qu’avec des collègues cool, la vie pro se mélange facilement à la vie perso…

  • Les structures hiérarchiques sont simples : 2 ou 3 niveaux maximum.

    Risque : pas de risque, on aime ! Attention tout de même à la sur-responsabilisation des collaborateurs.

  • Le changement est constant : les projets foisonnent, sont multiples et tout le monde est impliqué, on est en mouvement permanent, on passe d’un projet à l’autre, d’un métier à l’autre, du jour en lendemain.

    Risque : symptôme « girouette ». Multiples directions données, apprentissages non transformés en valeur ajoutée, mise en mouvement sans intention réelle et donc sous-productive. On se projette partout sans avancer.  Or le changement, quel qu’il soit, requiert un temps psychique propre à chacun. Ce temps psychique permet une prise de recul pour que le changement se fasse sereinement et qu’il devienne productif.

  • Le travail quotidien a un sens : engagement fort dans l’entreprise, dans la vision impulsée par son patron, responsabilisation à tous les niveaux, très forte autonomie sur tous les postes. On croit en ce que l’on fait et on choisit comment on le fait.

    Risque : sur-engagement, dé-priorisation de ce qui est vraiment important pour soi, abandon d’une vie perso. Or se déconnecter de son travail permet de se ressourcer, de voir d’autres choses, de ressentir autrement. On retrouve de l’énergie ailleurs, on se rend disponible et on est plus productif pour… son travail !

  • Les enjeux sont impactant : enjeux financiers énormes, levées de fonds régulières, besoin de convaincre et de prouver la viabilité de son modèle économique. On est motivé, c’est son travail, son salaire qui se joue en permanence, à tous les niveaux.

    Risque : symptôme « l’enjeu tue le jeu ». Stress constant lié à la survie de l’entreprise sur tous les collaborateurs. Manque de sécurité et de vision à moyen terme.

Un écosystème « kisscool » donc : avec un premier effet franchement frais et dynamisant. Le deuxième effet dépend lui de la gestion des risques. Il peut être amer et laisser un mauvais gout en bouche ou booster le premier et créer ce « double effet » lorsque les risques sont identifiés et maîtrisés ! « Kisscool, c’est frais mais c’est pas grave ».

Et le coaching dans tout ça ?

Chacun de ces risques est un sujet de coaching en soit. Le coach permet d’en prendre conscience et de les diagnostiquer. Il aide à trouver des solutions adaptées à la stratégie de la startup, aux valeurs, aux envies, aux compétences, au potentiel du coaché. Il facilite également l’identification des impacts possibles et des leviers d’action. Enfin, il permet de faire émerger un plan d’action et de faciliter la mise en mouvement.

Par ailleurs, lorsque l’on coache dans une startup, on permet et on encourage le coaché à prendre des libertés que l’on ne permettrait pas dans une organisation du CAC 40 par exemple. Aussi, on protège, on fait prendre conscience des risques de certaines actions, qui seraient adaptées dans d’autres types d’organisations.

Cette mise en mouvement et l’équilibre de ces « permissions » et « protections » donnent un sentiment de sécurité au coaché ainsi qu’une conscience de ses capacités professionnelles. Ce cadre d’actions adapté au coaché et à son écosystème est la base de l’autonomisation – grande finalité du coaching.

Damien MONTVERNAY

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Rappel : Qu’est ce que le coaching ?
Le coaching est une démarche qui se matérialise par une série d’entretiens visant à répondre à un objectif. Lors de ces entretiens, un professionnel formé et maitrisant la posture, la démarche et les outils adéquats, guide la réflexion du coaché. Cette démarche se fait de manière plus ou moins interventionniste. Cet accompagnement a pour finalité de faire émerger le meilleur plan d’action pour le coaché et de le rendre autonome sur sa problématique.

Les modalités d’un coaching type en entreprise :
-10 entretiens ;
-1h à 2h toutes les 2 à 3 semaines ;
-1 à 3 entretiens pour définir les objectifs ;
-1 entretien de clôture et 1 entretien d’étape mené par le coaché avec son accord ; et
-À l’extérieur du lieu de travail du coaché.