DSC_2726-_web©Studioah-200x300

Proposé par

Burnout est un mot qui fait peur et qui semble être à la mode en même temps. Mais qu’est ce exactement que ce syndrome d’épuisement professionnel ?

Il s’agit en réalité d’un ensemble de symptômes qui se caractérisent par un état de fatigue généralisé et accompagné d’un désengagement des activités professionnelles, personnelles et relationnelles.

Roberto, par exemple, est employé d’une grande chaîne d’hypermarchés bien connue en France. Il a débuté sa carrière professionnelle en déchargeant les camions pour le service fruits et légumes. Progressivement, et à force d’engagement professionnel, il a gravit toutes les marches de l’entreprises jusqu’à devenir chef de secteur. Depuis quelques temps, plusieurs de ses collaborateurs sont régulièrement absents, et il doit faire face à une surcharge de travail. Surcharge à laquelle il se plie en s’impliquant davantage dans son travail allant parfois jusqu’à remplacer les collègues manquants.

Depuis quelques temps, Roberto est préoccupé par sa situation au travail. Il se réveille plusieurs fois la nuit en se questionnant sur la manière dont il va pouvoir réaliser la mise en place de ses rayons la semaine suivante…

Et puis, un matin, Roberto semble incapable de se lever, il n’a plus de courage, semble épuisé, démotivé. Il se sent mal à la simple évocation du mot « travail ». Le diagnostic tombe, c’est un burnout.

Comme nous venons de le voir dans ce petit exemple, le burnout est un processus en plusieurs étapes :

Première étape du burnout : la phase d’alarme

Le stress apparaît tout d’abord par de petits signes qui se manifestent de manière récurrente et sur une période longue. On parlera alors de stress chronique.

Premier stade du burnout, le stress chronique est un signal d’alarme qu’il faut apprendre à repérer et à écouter afin d’éviter le pire.

Mais c’est aussi paradoxalement, souvent à cette étape qu’il semble le plus difficile de réagir pour les personnes concernées. Prendre du repos, mettre en place des stratégies de récupération n’est tout simplement pas leur priorité et elles s’enfoncent alors dans la seconde phase…

Seconde étape : la phase de résistance

À force de s’habituer à un état de stress permanent, la personne entre dans une sorte de méconnaissance de son état. Elle ne ressent plus les effets du stress, les réactions physiques d’alarme disparaissent progressivement. Le corps de la personne est en train de s’accoutumer à la souffrance qu’il finit par ne plus ressentir.

C’est une phase critique parce que la personne entre dans un déni du problème. Elle ne mettra donc rien en œuvre pour en sortir et glissera progressivement vers la troisième étape, sauf si une personne de son entourage particulièrement attentive trouve les mots pour l’aider à prendre conscience de ce qui lui arrive.

Disposer d’un solide réseau social est ici un avantage considérable pour éviter de sombrer dans le burnout, car ce sont souvent les autres qui seront forces de propositions et d’alertes.

Troisième étape : la phase de rupture

Le corps de la personne atteint ses limites progressivement et dans cette phase, les symptômes qui avaient disparu à la phase précédente réapparaissent.

C’est probablement la phase la plus critique de l’installation de la maladie parce que ne pas réagir ici impliquera des dommages irréversibles qui s’accompagneront de conséquences graves pour la vie de la personne plus tard.

Il est donc particulièrement important de réagir lorsque l’on se sent stressé, fatigué, dans l’incapacité de se reposer ou de récupérer, même avec une bonne nuit de sommeil ou après des vacances.

La meilleure option est ici de consulter  rapidement son médecin traitant afin de mettre en place une stratégie de soins adaptée.

Dernière étape : la phase d’épuisement ou burnout

À force de n’avoir rien fait, le système de défense psychique et physique de l’individu est épuisé et déréglé. La personne entre alors dans une phase dépressive et vit dans une angoisse perpétuelle. Il est ici trop tard pour réagir.

Seul un arrêt longue maladie de plusieurs mois, parfois même de plusieurs années, accompagné d’un travail psycho-thérapeutique permettra à la personne concernée de retrouver un équilibre de vie. Mais il restera des traces indélébiles dans sa vie et une fragilité plus importante au stress.

En conclusion…

Contrairement à ce que décrivent la plupart des malades qui en souffrent, le burnout n’est pas une maladie qui apparaît brutalement dans la vie d’un individu. C’est un long processus qui s’installe progressivement et au cours duquel la personne méconnaît les signaux d’alerte envoyés par son corps, et souvent par ses proches.

Il est particulièrement important de réagir au plus tôt en mettant en place une stratégie permettant à la personne stressée de se reposer, de récupérer et de s’éloigner de la source du stress pour éviter une longue maladie.

Partagez votre expérience du burn out sur le site de Pierre Cocheteux