Comme tout le monde l’a sans doute remarqué, le climat de travail s’est considérablement détérioré durant ces dernières années, et lorsque le soleil n’est pas à son zénith, une certaine hostilité et des crises de colère pointent le bout de leur bec, n’arrangeant rien à l’ambiance déjà présente.

Par conséquent, pourquoi se calmer quand tout le monde communique comme durant un pogo ? Et hop, un cercle vicieux s’enclenche.

Cependant, même si tout le monde monte la voix, ce n’est jamais bien vu. C’est pourquoi nous allons vous montrer qu’être éruptif comme le Kilauea et l’Etna réunis est totalement absurde, à commencer par certaines idées reçues.

« Je ne peux pas m’empêcher de me mettre dans une colère noire ! »

FAUX ! Comme chaque émotion, la colère se contrôle. Bien que la situation la déclenchant ne soit pas de votre faute (en général), on peut tout de même contrôler la façon dont on l’exprime. Lorsque quelqu’un appuie sur le détonateur vous faisant exploser, vous devez réussir à vous contrôler verbalement. Il n’y a rien d’impossible à cela et ça permet d’éviter les crises de colère.

« Ça fait du bien de se lâcher ! »

FAUX ! Contrairement aux croyances ancestrales, piquer des crises de colère n’apportent aucun soulagement durable. En effet, nous avons tendance à nous sentir coupable de ne pas avoir su se maîtriser, honteux d’avoir donné une mauvaise image de nous et d’avoir fait du tort (injures, coups…) à quelqu’un. N’oubliez pas que le fait de piquer des crises de colère ne réduit en rien l’agressivité. Cela ne fait que renforcer la colère puisque la haine nourrit la haine.

« J’ai de bonnes raisons de faire des crises de colère ! »

FAUX ! Dans la plupart des situations, notre colère est injustifiée. C’est uniquement un mode de réaction plus ou moins inné et/ou acquis durant l’enfance. En psychologie, la colère cache souvent d’autres sentiments comme l’insécurité, la gêne, la vulnérabilité, la peur, la culpabilité, la honte…

Bien entendu, nos crises de colère actuelles n’ont plus rien à voir avec les sentiment précédents (la preuve, on explose pour rien). Cependant, les experts affirment que nos réactions actuelles sont le fait de déceptions, frustrations et blessures anciennes. Par conséquent, essayez de vous contrôler afin d’écraser les données de votre enfance.

«Si je ne me mets pas en colère, on ne me respectera pas !»

FAUX ! On peut certainement se faire obéir un criant sur tout le monde (lorsqu’on a le pouvoir pour le faire), puisque la colère est reconnue pour être une stratégie efficace d’intimidation. Notons même que l’on accorde davantage de crédibilité aux gens qui manifestent leur colère. CEPENDANT, les crises de colère seront toujours contre productives à terme. Elles déclencheront des processus d’obstructions et d’escalades pouvant s’avérer à la fois très coûteux, stressants, qui induiront au final des problèmes insurmontables.

BONUS : La colère, parfois bonne conseillère !

Pour ceux voulant tout de même lire un avantage à être comparé au volcan du Yellowstone, sachez que si vous avez un gros problème à régler, piquez d’abord une petite colère envers quelque chose ayant rien à voir avec le problème en question. Par exemple, mettez-vous en colère pour savoir s’il existe une bonne ou une mauvaise situation, alors que le sujet de fond sur l’acquisition de telle ou telle chose. Des chercheurs ont montré que la colère aiderait à se concentrer et provoquerait une posture « analytique » face aux problèmes. Par conséquent, on analyserait mieux et plus en détail les différents arguments d’une conversation ou d’un dossier en ayant été contrarié (par autre chose) quelques minutes auparavant.

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