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MANAGER – Christophe Gauthier, dans son article sur l’intelligence émotionnelle appliquée aux managers, donne toutes les clés pour optimiser sa manière de gérer les collaborateurs en prenant en compte les émotions.

 

Depuis sa découverte dans les années 90, l’intelligence émotionnelle est devenue une compétence de plus en plus recherchée en entreprise. Cette forme d’intelligence serait même plus efficace que le seul quotient intellectuel.

La raison contre les émotions ? Même au pays de Descartes, la séparation du coeur et de l’esprit n’est plus d’actualité. A la recherche de nouvelles grilles d’analyse pour évaluer les managers, les entreprises se sont emparées du concept d’intelligence émotionnelle. Celui-ci a été mis en évidence au milieu des années 90 et prône que les meilleurs éléments ne sont pas toujours ceux qui ont le QI le plus élevé, mais ceux qui maîtrisent le mieux leurs émotions.

« On sait aujourd’hui que l’intelligence est multiple : il y a par exemple l’intelligence mathématique, l’intelligence kinesthésique mais aussi l’intelligence émotionnelle », détaille Christophe Haag, professeur associé en comportement organisationnel à emlyon business school. Une intelligence déterminante dans la vie professionnelle. Elle suppose la capacité à contrôler ses émotions et celles des autres, mais aussi à utiliser cette information pour orienter ses actions.

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Interrogé par le magazine Psychologies, Daniel Goleman , auteur de L’intelligence émotionnelle, Accepter ses émotions pour une intelligence nouvelle, estime les 5 compétences suivantes décisives dans la réussite d’une carrière : la conscience de soi, la maîtrise de ses émotions, la motivation, l’empathie et la capacité à entrer en relation. Considéré comme le père de « l’intelligence multiple », Howard Gardner juge que ces compétences permettent de mieux coordonner les efforts d’un réseau d’individus, de mieux négocier des solutions, de se poser comme médiateur et de savoir prévenir et résoudre les conflits. « Une personne avec un bon quotient émotionnel est au service de la performance », confirme Laurent da Silva, Directeur général de Badenoch & Clark. Récemment cette filiale du Groupe Adecco annonçait le lancement de la solution RH QE Pro, visant à évaluer le quotient émotionnel des managers et dirigeants d’entreprise. « Quotient intellectuel et quotient émotionnel sont deux éléments essentiels en matière de recrutement et se complètent. Mais contrairement au QI, relativement figé à l’âge adulte, le QE peut se développer et évoluer tout au long de la vie, notamment grâce à l’entraînement », explique Laurent Da Silva.

Un point de vue confirmé par Christophe Haag qui a participé à la création de cet outil. « L’intelligence émotionnelle peut se développer avec le temps. On sait par exemple que les lecteurs de romans ont davantage d’empathie ». Plus concrètement, comment utiliser positivement ses émotions au travail ? « Imaginons que vous ayez subi un revers professionnel, a priori vous serez ensuite dans un état mélancolique. Cette émotion est nécessaire pour comprendre et accepter l’échec. Si en évaluant vos émotions, vous vous découvrez sous le coup de la colère, qui mène à la rage, vous pourrez plus facilement maîtriser cette émotion et prendre ensuite de meilleures décisions », poursuit Christophe Haag.

Manager : êtes-vous émotionnellement intelligent ? 

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