FAIRE LE DEUIL – Que vous ayez voulu quitter votre job de votre plein gré ou que vous ayez été licencié(e) : il faudra en faire le deuil…

 

Faire le deuil

Vous venez de quitter votre emploi (volontairement ou suite à un licenciement), vous voulez vite rebondir : en retrouver un autre coûte que coûte !!… mais vous vous trouvez dans l’un ou les cas de figure suivants :

  • Vous n’y croyez toujours pas et vous utilisez encore toujours le « nous » ou « ma » pour parler de votre ancienne entreprise

 

  • Vous êtes très en colère et encore très virulent(e) vis-à-vis de vos anciens employeurs, collègues etc

 

  • Vous avez du mal à vous projeter dans un nouveau poste

 

  • Aucune offre ne trouve grâce à vos yeux

 

  • Il vous manque de l’énergie

 

  • Vous pleurez ou avez très facilement les larmes aux yeux lorsque l’ancien poste est évoqué…

 

Si vous êtes dans l’un ou plusieurs des cas précédents, il semblerait bien que vous n’ayez pas encore fait le deuil de votre ancien job, ou autrement dit que vous n’ayez pas encore tourné la page…

En effet, comme tout changement volontaire ou subi, comme toute « perte », il y a un processus de deuil à faire, et ce en 7 étapes, pour pouvoir être complètement libéré de ce fardeau.

 

Etape 1 : La perte

 

Le couperet vient de tomber, vous êtes sidéré, en état de choc.

 

Etape 2 : Le déni

 

Vous n’y croyez pas : ce n’est pas possible, pas vous !! Vous refusez même ce qui vous arrive. Cette étape vous permet de supporter cette perte. Jusqu’à la prochaine étape…

 

Etape 3 : La colère

 

Vous prenez enfin conscience de la réalité et souvent le sentiment d’injustice apparaît. Vous cherchez un coupable (vous le trouvez rapidement d’ailleurs…).

Cette émotion souvent critiquée, est en fait très saine. Elle apparaît lorsque on a envahi notre espace, qu’on nous a manqué de respect, qu’on nous a frustré, agressé etc. Elle est en fait salvatrice car elle nous lance un signal d’alarme.

 

Etape 4 : La dépression, la peur

 

Vous êtes très triste : plus trop le goût… envie de rien…

C’est l’étape où l’on se replie sur soi. Vous commencez à avoir peur du prochain job : et s’il m’arrivait la même chose ? et si on me reprochait la même chose ? Est-ce que je vais réussir ? etc

 

Etape 5 : Le marchandage

 

Début de l’acceptation et du caractère définitif de la perte.

C’est l’étape où l’on commence à réfléchir (positivement) à la suite. Vous commencez à voir que tout n’était pas rose dans cet ancien job et que, finalement, le fait de ne plus y être a quelques côtés positifs… Un déclic devrait vous faire repartir vers l’ascension.

 

Etape 6 : L’acceptation, le pardon

 

Vous commencez à être plus serein(e), vous commencez à être dans le mouvement, à aller de l’avant. Vous vous pardonnez à vous-même et vous commencez à pardonner aux autres. Vous prenez conscience que comme vous ne pouvez rien y changer, autant vivre/faire avec et se tourner vers le futur.

 

Etape 7 : La reconstruction

 

Vous reconstruisez votre situation. Vous prenez conscience des bénéfices de cette situation, du « cadeau caché »: tout ce que vous pouvez faire maintenant et que vous n’aurez pas pu faire alors.

A cette étape-là, en général, vous irradiez (ou tout du moins, vous souriez beaucoup) et surtout vous pouvez désormais parler de votre ancien job sans plus jamais avoir les larmes aux yeux.

 

Voilà, vous avez officiellement fait votre deuil ! 🙂

 

NB 1 : Il n’y a pas de règle sur le temps que vous passerez sur chaque étape (30 min, 1/2 journée, une semaine, des mois etc). En revanche, il est important de savoir que pour tourner définitivement la page, valider le processus de deuil complet, il faudra passer par chacune d’entre elles.

 

NB 2 : Vous réussirez à faire votre deuil, même si vous y mettez le temps !

 

NB 3 : Enfin, je vais vous donner le même conseil qu’à mes candidats : si vous n’avez pas encore fait votre deuil, prenez du temps pour vous, posez-vous, faites un break ! Il est inutile de chercher un emploi comme un forcené car il y a de fortes chances que vos recherches restent vaines.

 

Aline Dimitriou Cruz

 

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