Monkey tie Coaching - Maria Santiago

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De nos jours, on parle beaucoup du leadership : leadership au travail, leadership de soi, leadership d’équipes, etc. Mais sait-on vraiment de quoi il s’agit et à quoi cela nous sert-il ?

Selon le dictionnaire Larousse, un leader est une « personne qui, à l’intérieur d’un groupe, prend la plupart des initiatives, mène les autres membres du groupe, détient le commandement ».

Maintenant, la question qui se pose est la suivante : comment peut-on intégrer cette définition avec le nouveau paradigme du leadership ?

Les caractéristiques du leader aujourd’hui

Le leader désormais, ce n’est pas celui qui prend la plupart des initiatives, certes il est vrai qu’il continue à mener les autres membres du groupe, mais quelle est alors la différence entre un leader et un chef, si le leader continue à détenir le commandement ? La différence réside essentiellement dans le fait que le leader inspire son équipe à travers la motivation et l’exemple.

Néanmoins, devenir un leader inspirateur et motivateur n’est pas une tâche facile.  Un leader doit se former, développer son intelligence émotionnelle (i.e. écoute, empathie, optimisme, parmi autres) et avoir une grande connaissance de soi.

Le leadership de soi

D’après les livres de Richard Barret, « Le Nouveau Paradigme du Leadership » et « La Boîte à outils du Leadership » de Jean Pierre Testa, chacun d’entre nous peut développer son leadership à partir de trois dimensions essentielles :

1.- Leadership de soi;

2.- Leadership des autres (équipe);

3.- Leadership dans son environnement.

D’après ces trois dimensions, devenir un bon leader n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. En effet, c’est justement là où réside le paradigme. A l’instar d’une société digitalisée comme la nôtre où tout doit être résolu en moins de quelques minutes, les entreprises veulent que leurs chefs d’équipe deviennent des leaders du jour au lendemain. C’est-à-dire, qu’ils arrivent directement au stade 2 du cycle, sans même passer par le stade précédent (connaissance de soi). Effectivement, en sautant les étapes, on arrive plus vite, mais aussi plus fatigué.

Compte tenu de cela, à un moment donné, la personne n’incarne plus le leader inspirateur et meneur d’hommes, mais un être humain fatigué, en risque de burnout, parce qu’il n’a pas su gérer son temps et son stress.

En conclusion, on ne peut pas devenir un leader des autres, si on ne sait pas être leader de soi-même. Le leadership de soi ne traite pas le bonheur en famille ou le bien-être de vos proches, comme la plupart des gens le perçoivent ;  le leadership de soi est une discipline du management à part entière, où on apprend à avoir conscience de soi (points forts, points faibles et opportunités d’amélioration) à partir du retour des collaborateurs ou de l’entourage. On apprend également à développer l’intelligence émotionnelle nécessaire pour gérer ses émotions, à raconter son histoire de vie autrement afin de pouvoir devenir un exemple à suivre, etc.

Et si selon vous, le leadership de soi ne mérite pas toute cette attention, sachez que c’est un cours transversal que l’on retrouve dans les hautes écoles de commerce, et que c’est un sujet traité régulièrement dans les ouvrages de la plupart des gourous du management… A vous de voir ! 😉