Travailler avec son supérieur direct dans l’entente et la bonne humeur est avant tout un problème de temps.

En effet, votre boss vous prend beaucoup de temps et il vous en fait perdre aussi beaucoup. Normal, vous êtes payé pour ça ! Cependant, comment rester maître de votre temps alors que votre patron a des droits dessus et que vous avez déjà du mal à être sur tous les fronts ?

C’est simple comme bonjour. Partez du principe que le temps de votre patron vaut beaucoup plus cher que le vôtre (sur le marché de l’entreprise) et c’est ce temps-là, que vous devez gérer en priorité. Cela suppose quelques principes, beaucoup de volonté et un zeste de diplomatie.

Prenez ensemble du temps pour le temps.

Comme vous, votre patron est sensible au manque de temps. Vous pouvez donc aborder le sujet sans aucune crainte (vos horaires de travail, votre emploi du temps) si vous êtes débordé, au lieu de lui laisser croire que vous pouvez tout faire (ce qui ne fera qu’empoisonner vos relations). De plus, fixez-vous des rendez-vous tous les trois ou six mois pour faire régulièrement un « point temps ».

Expliquez-lui votre propre gestion du temps.

Parlez lui des plages de temps réservées à votre travail (là où vous souhaitez être dérangé le moins possible), de la lutte contre les éléments « chronophages » (intrusions, téléphone…), de la préparation des réunions (pour en limiter la durée), de l’anticipation des problèmes,…

En expliquant les choses, votre patron accordera son temps autant que possible sur le vôtre puisque c’est dans son intérêt !

Conciliez vos priorités avec les siennes.

N’oubliez pas que votre patron a également ses propres obligations et ses propres objectifs. Ils ne sont donc pas forcément synchrones aux vôtres (même si ce qui est urgent et important pour lui le devient forcément pour vous). Le meilleur moyen pour éviter les malentendus ou, pire, les décrochages en cours de route, est d’expliquer vos propres priorités et vos propres objectifs. Votre patron pourra ainsi en tenir compte (autant qu’il le peut) dans les tâches ou les responsabilités qu’il vous confiera afin que vous puissiez gagner du temps à vous deux.

Ne trichez pas sur les délais.

Combien de temps pour ceci ou pour cela ? Ne sous-évaluez jamais le temps dans le but de vous faire bien voir. En effet, vous risqueriez de ne pas pouvoir tenir vos engagements (ce qui décevra votre patron). A contrario, ne le surestimez pas non plus sinon il n’hésitera pas à chercher quelqu’un de plus performant que vous. De plus, respectez au mieux les délais prévus et si vous prenez du retard, informez-le.

N’hésitez pas à lui dire non.

Que vous disiez toujours oui à votre patron pour vous faire bien voir, pour vous sentir indispensable, par masochisme ou par peur qu’un autre fasse mieux, vous avez tout faux. Ce n’est pas de cette manière que l’on se fait respecter. Si vous êtes trop surchargé, n’hésitez pas à refuser tout en expliquant les raisons. Votre patron n’est pas forcément au courant de votre charge de travail. Si ses exigences nuisent à votre efficacité, il sera le premier à le comprendre (sinon c’est un vrai tyran).

Pratiquer avec lui le « sauf avis contraire ».

« Si vous ne me dites pas d’attendre, je commence… », « Si vous ne me dites pas d’arrêter, je continue… », etc.

Travaillez avec votre boss par « option négative », vous gagnerez chacun un temps fou en communication et les choses se feront beaucoup plus vite.

Ne prenez pas le temps de votre boss en otage.

En principe, le temps de votre patron est plus serré et plus cher que le vôtre. Ainsi, vous ne devez pas lui en faire perdre. Quand il vous pose une question et que vous ne connaissez pas la réponse, ne tournez pas autour du pot. Demandez un délai pour trouver cette réponse, puis envoyez-lui une note.

Allez voir votre boss avec des solutions et non des problèmes. C’est à lui de décider mais c’est à vous de les chercher. Quand il vous délègue une tâche, assurez-vous de bien avoir tous les éléments à votre disposition avant de vous lancer afin d’éviter de venir le déranger pour avoir davantage de précisions.

Soignez son « Alzheimer ».

Vous êtes tombés d’accord sur un projet, une tâche, des moyens, une méthode… Confirmez ensuite tout ce qui s’est dit par écrit. Si vous avez mal compris ou s’il n’a pas été assez clair, il pourra corriger le tir pour gagner un temps précieux.

Ne soyez pas une victime.

Dans le travail, comme dans la vie, rien ne se passe toujours exactement comme prévu. Il y a toujours des contretemps, des incidents de parcours et parfois même, des injustices. Ainsi, chaque fois que vous ressentez ce ras le bol de tout (même si vous avez raison), vous perdez votre temps et vous lui en faites perdre. Alors, si vous estimez être victime d’une injustice de la part de votre patron, parlez-lui-en avec lui au lieu de bouder !

Les bons réflexes pour gagner du temps.

  • Soyez toujours à l’heure pour vos rendez-vous (surtout s’il est systématiquement en retard).
  • N’entrez jamais dans son bureau pour lui dire simplement bonjour (il pensera que vous cherchez à fayoter).
  • S’il vient très tôt ou s’il part très tard afin de travailler comme il le souhaite, n’adaptez pas vos horaires aux siens.
  • Quand il vous demande trois choses à la fois, demandez-lui son ordre de priorité.
  • Si vous avez quelque chose d’important à lui dire, ne le faites pas entre deux portes (il écouterait mal, oublierait) mais entre quatre yeux.
  • Tenez-le informé : notes, mémos, e-mails… Faites passer autant que possible l’information par écrit.
  • Prévenez-le (par écrit) bien en avance sur vos futures absences (séminaires, voyages, formation, vacances) et reconfirmez (toujours par écrit) lui une semaine avant.