Monkey tie Coaching - Paul Devaux

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Lâcher prise c’est « se lâcher soi-même », oser « être », être soi-même sans se soucier des conséquences, en lâchant sur la compulsion de contrôler, c’est s’engager dans l’aventure de l’abandon… Et c’est pour cela que parfois c’est si difficile.

Lâcher prise en prenant appui

Il y a des zones dans notre corps qui cristallisent particulièrement les tensions : le pelvis, le diaphragme, les épaules, les mâchoires, la nuque, les tempes, etc..

Pour lâcher prise dans ces régions du corps, il faudra fournir plus qu’un effort de volonté comme de desserrer les dents en écartant les mâchoires, ou de descendre ses épaules, comme s’il s’agissait d’abaisser une manette sur une machine. Cela serait d’ailleurs le contraire d’un lâcher prise, puisque ce serait une action volontaire qui ne « lâcherait » rien du tout !

Il ne s’agit donc pas simplement de détendre ses muscles comme s’il s’agissait d’objets extérieurs à soi, mais de se relâcher soi-même, tout entier, au niveau de la zone à relâcher.

Par exemple, pour parvenir à ne plus se crisper dans le haut du corps et détendre nos trapèzes, il va falloir cesser de les solliciter, en faisant l’expérience d’un appui plus profond dans le bas du corps. En s’installant solidement dans son bassin, bien campé sur ses jambes ou bien calé dans son siège, on peut progressivement découvrir les fondements de la confiance et cesser de s’accrocher dans le haut du corps, par peur des abysses qui se trouveraient en bas…

La détente qui s’en suit procède d’un abandon de haut vers bas, quand d’abord on est rassuré par un soutien qui monte du bas vers le haut. Étonnamment, le lâcher prise ne consiste donc pas tant à « lâcher », qu’à savoir d’abord prendre appui en profondeur. Dès lors, il n’y a plus d’effort à faire pour lâcher (ce qui serait d’ailleurs un bien curieux paradoxe), mais le relâchement se produit tout seul car les appuis sont suffisamment solides.

Seulement voilà : prendre appui vers le bas du corps, cela signifie accepter cette zone du corps, qui abrite la profondeur de nos instincts :

  • non seulement le sexe (toujours un peu tabou)
  • mais aussi le nombril, qui représente la vie et donc la mort (encore plus tabou peut-être…).

Lâcher prise implique donc de faire face à des peurs ancestrales. Étonnamment, c’est un travail que l’on peut faire en coaching, à condition de choisir des sujets précis sur lesquels vous souhaitez lâcher prise, et de repérer ensemble les bons points d’appui :

  • Lâcher prise sur une situation professionnelle,
  • Lâcher prise sur une situation affective, et
  • Lâcher prise sur des émotions auxquelles vous vous accrochez (de vieilles rancunes, de vieilles peines, des regrets, des remords, de la culpabilité, etc…)

Aussi surprenant que cela paraisse, quelques séances suffisent parfois, à relâcher un dynamisme de tension chronique. Du coup, il y a souvent tout un pan de la vie qui s’en trouve soulagé, comme libéré !

Lâcher prise par le corps

Bien entendu, les tensions mentales et les émotions induites s’inscrivent dans le corps sous forme de contractures préjudiciables pour le bon fonctionnement et la santé de l’organisme.

Certaines tensions sont douloureuses, on peut donc les localiser, et travailler pour les détendre mais d’autres sont très anciennes, tellement habituelles qu’on ne s’en rend plus compte. On a des rides sur le visage qui expriment ces émotions chroniques, des maux de têtes, des tensions dans le ventre, une respiration réduite, un cœur qui pulse mal, mais on vit avec depuis tellement longtemps, qu’on n’y fait pas attention. On croit que c’est normal !

Alors, pour détendre ces tensions profondes, il va falloir lâcher prise à 2 niveaux :

  1. Au niveau de votre « âme« , en voyant avec l’esprit les refus qui vous chiffonnent,
  2. Dans le corps, en détendant les zones musculaires dures. Pour cela, il existe des étirements doux et des massages, mais aussi une action directe de l’esprit qui ressent de l’intérieur et décide de lâcher. Cela se fait, assez vite finalement, même si ce n’est pas forcément instantané.

Si on s’agrippe à quelque chose (une compulsion, une situation, un désir, etc…) c’est parce qu’on croit que cette chose a de la valeur. Vous ne pourrez lâcher prise sur cette chose, tant que vous continuerez à croire que cette chose a de la valeur. Alors, des exercices physiques seront d’une certaine utilité, mais il ne faut pas les envisager seulement comme ayant une action mécanique sur le muscle. Ils servent de support à prendre conscience de la contraction émotionnelle. Et voyant localement, précisément, cette dynamique de refus, vous « verrez » qu’elle est sans fondement, qu’elle ne repose que sur des peurs ancestrales qui sont vides. Alors seulement, mais alors obligatoirement, cela lâchera tout seul. Vous n’aurez aucun effort à faire pour enfin lâcher prise. « Cela » lâche prise. Et en fait, au sens propre, personne n’a jamais lâché prise : personne ne peut le « faire », puisque cela se fait tout seul, quand on voit que la chose agrippée désespérément est finalement : sans valeur.

Lâcher prise sur le lâcher prise !

La première chose que vous pourriez faire serait de commencer par lâcher prise sur cette histoire de lâcher prise, elle même… Il ne manquerait plus que vous en fassiez un problème de plus !

Il vaudrait peut-être mieux :

  • lâcher sur ce que vous refusez,
  • mais aussi accepter que vous avez du mal à accepter,
  • … et lâcher prise sur le fait même que vous avez du mal à lâcher prise ! Ce serait probablement un bon début.

Et ce premier pas vers le lâcher prise, vous offrant la permission de ne pas lâcher prise tout de suite ou complètement, serait déjà une belle première expérience de lâcher prise, qui vous mettrait en mouvement dans la bonne direction…