Peggy Leray

Proposé par

BIEN-ÊTRE  – Vendu sur tous les étals des magazines à la mode, ou encore brandi comme fer de lance par beaucoup d’entreprises, le bien-être s’impose comme étant le nouveau Graal à rechercher. Remplacerait-il le bonheur, qui semble par essence insaisissable en raison de son parfum de vertus et de cette multitude d’aspirations propres ?

Bien-être

Le bien-être est un état agréable (sensation physique et psychologique) évalué de façon personnelle et subjective, en fonction des différents facteurs qui interagissent, notamment : familiaux ; sentimentaux ; médicaux ; financiers ; professionnels, loisirs, croyance… et résultant de la satisfaction de besoins tels que nommés en développement personnel : physio-plaisirs, socio-plaisirs, psycho-plaisirs et idéaux-plaisirs.

Un bonheur mesurable

Se sentir agréablement bien au cours d’une thalasso, être détendu après un cours de Tai-chi, avoir une santé satisfaisante, des enfants qui se portent pour le mieux, un espace de travail calme et harmonieux et un budget à la hauteur de ses envies du jour, apporte une satisfaction, mais à temporalité variable. Car pour qu’il y est un sentiment de satisfaction il faut qu’il y ait un besoin, or l’ataraxie ne pallie pas un besoin qui se fait ressentir. Vient alors le cercle « vertueux » de la consommation.

Cependant, la consommation en guise de bonheur ne fournit au mieux qu’un Bien-être fondé sur l’acquisition de biens matériels, qui se veut mesurable par des signes extérieurs visibles, exprimant un certain confort et une qualité de vie. Les éléments de mesure, facteurs économiques objectifs, sont diverses: la situation financière, le patrimoine, le logement, l’emploi, la santé, l’éducation, les loisirs, les rapports sociaux, la croyance, etc…

Ne faudrait-il pas plus rechercher un bonheur intérieur, fondé sur un équilibre, une harmonie, une meilleure connaissance de soi, une estime de soi, rendant possible un alignement et une congruence, entre les valeurs, les aspirations, les émotions et les besoins. Un bonheur qui ne dépendrait que de soi et permettrait de développer cette capacité de résilience, apportant ainsi un « meilleur être » superlatif du bien-être, et faisant passer de la notion de « Bon » à la notion de « Bien ».

Le bien-être au travail

Souvent confondu avec la santé des employés au travail, le Bien-être au travail dépend d’un nombre important de facteurs. La sécurité et l’hygiène des locaux, l’ergonomie du mobilier et de l’espace de travail, l’impact psychologique des tâches effectuées, les rapports humains au sein des équipes, la relation de confiance entre collaborateurs, la bonne écoute de la hiérarchie, la prévention du stress, les corbeilles de fruits, etc… L’Organisation mondiale de la santé définit officiellement le Bien-être en milieu professionnel comme suit : « Un état d’esprit caractérisé par une harmonie satisfaisante entre d’un côté les aptitudes, les besoins et les aspirations de l’employé et de l’autre les contraintes et les possibilités du milieu du travail ».

Les entreprises sont de plus en plus sensibles au Bien-être de leurs employés sur leur lieu de travail. Calqués sur les modèles américains, les espaces cocooning au sein des entreprises fleurissent, les ateliers massage ou sieste ont de plus en plus d’adeptes, les locaux sont moins austères et s’agrémentent de plantes vertes et de fontaines jaillissantes.

Cependant, paradoxalement et de façon patente, les Burnouts sont en croissance et les Bores out ont nouvellement vu le jour. L’OMS rappelle de plus que : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Cette surenchère de douceur et de vernis n’arrive pas à soigner les blessures plus profondes, laissées parfois par la pénibilité de certains postes, le harcèlement moral en croissance, l’inadaptabilité des postes, la précarité de contrats de travail, et d’autres formes contractuelles qui peuvent générer un sentiment d’insécurité professionnelle et sociale et induire un sentiment de mal-être. Ces problématiques sont encore bien réelles et  présentes…

Il conviendrait alors, de ne pas se leurrer, et d’inscrire la notion de bien-être, dans une quête plus profonde de sens, selon des valeurs de bien et de vertus. L’expérience d’émotions positives, et de sentiments de satisfaction doit s’associer à une recherche de sens à donner à sa vie, d’acceptation de soi, de relations sociales épanouies où règnent bienveillance et intelligence émotionnelle et collective. Le but étant : de se réaliser pleinement …

 

Peggy Leray

Actrice professionnelle

Coach certifiée en Développement personnel et professionnel

Coach certifiée en Image & Communication

 

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