L’IMPROVISATION – Quoi de plus stressant que de faire face à un, voir plusieurs recruteurs lors d’un entretien d’embauche ?  Souvent, plusieurs questions vous seront posées, certaines plus difficiles que d’autres, et il arrive même que le candidat soit scruté sous tous les angles : langage du corps, micro-mouvements, cohérence des propos etc.

L’improvisation …

Il y a quelques années j’ai passé un entretien d’embauche pour un poste de direction dans le domaine du coaching et de l’accompagnement de chercheurs d’emploi.  J’ai été reçue par deux hommes, le directeur général et son bras droit, expert en criminologie.  Pendant toute la durée de l’entretien, le criminologue est resté silencieux et semblait en profonde observation, attentif à chacun de mes actes et paroles.  Heureusement pour moi, j’en étais très consciente et cela ne m’a pas intimidé le moindre du monde. Pour certains, cela pourrait augmenter le niveau de stress et faire en sorte que le candidat réduise ses chances d’être choisi.

Alors, comment peut-on se préparer au mieux pour de tels entretiens ?

Eh bien, il existe l’art de l’improvisation, qui, à défaut de ce que beaucoup pensent, s’apprend et peut se développer par de la pratique.

Quels en sont les bénéfices ?

Savoir improviser se traduit par un candidat à l’aise dans ses bottes et naturellement prêt à répondre, agir, aller avec ses interlocuteurs. Il s’agit donc d’une compétence clef, et bien sûr transversale, que chacun devrait développer, que ce soit dans le cadre d’un entretien d’embauche, d’une prise de poste ou d’un rôle professionnel quelconque.

 

Apprendre à improviser part d’un savoir être et notamment d’une écoute profonde, tous sens éveillés, du contexte.  Il s’agit là d’un état, qui peut s’apprendre et que l’on peut retrouver facilement une fois qu’il est connu. Cette écoute permet de diminuer l’effet de surprise de ce qui pourrait surgir ou être demandé au candidat et s’exprime par l’image d’une personne à l’aise avec le contexte.

 

Le deuxième pas : l’accueil de ce qui est dit, est fondamental dans la progression des compétences d’improvisation.  Pour ceux qui ont des bases de communication interpersonnelle, il s’agit bien du « oui et ».  C’est à dire que, quoi que ce soit que vous entendiez, vous allez apprendre à l’accepter et faire avec.  Sans cela, vous rentrerez dans le conflit, voire un certain mal-être, ce qui ne vous sera d’aucune aide pour l’obtention d’un poste. Pour beaucoup ce petit effort initial de communication semble trivial.

 

Aux Saints Thomas, qui ne croient que ce qu’ils voient, je propose de faire une expérience simple :

  • Réunissez un groupe de 4 à 8 personnes et choisissez un objectif commun à atteindre
  • Engagez la conversation avec une phrase sur une idée quant à l’atteinte de l’objectif
  • Le prochain interlocuteur répond en commençant systématiquement ses phrases par « oui mais »
  • Et ainsi de suite
  • Continuez pendant une bonne dizaine de minutes
  • Voyez si vous avez atteint l’objectif

Il est fort probable que le ton soit monté, que la frustration ait pris place et que la discussion ne soit allée nul part.

Pour être sûr du pouvoir du « oui mais », je vous invite à refaire l’exercice à l’identique, en substituant systématiquement le « oui mais » avec un « oui et ».  Faites un bilan à la fin de la pratique.

 

Très probablement, vous aurez des ébauches de pistes concernant l’atteinte de votre objectif.

 

Parfois, on se fait une montagne de ce qui est simple.  Un entretien d’embauche bien préparé est une expérience de plus vers le job de vos rêves.  Pensez à en profiter pour apprendre et vous exercer, ainsi qu’à en tirer les éventuelles améliorations à amener au prochain entretien.  Bonne chance !

 

Angélique Miralles 

www.coaching-leadership.net

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