Comment ma vie a changé en prenant le chemin de la responsabilité Monkey tie Coaching

Développement professionnelLe 31.08.2017

Comment ma vie a changé en prenant le chemin de la responsabilité

MA VIE A CHANGÉ – J’ai envie de vous dire comment ma vie a vraiment changé.  Pendant, longtemps, je me suis plaint, une plainte acceptable, dans la moyenne. J’étais reconnue pour être quelqu’un de bonne humeur et capable d’entraîner les autres avec moi et pourtant, je me suis plaint. Je pourrais aussi dire que je râlais, […]

severine smoljan -Monkey tie coaching

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MA VIE A CHANGÉ – J’ai envie de vous dire comment ma vie a vraiment changé. 

Pendant, longtemps, je me suis plaint, une plainte acceptable, dans la moyenne. J’étais reconnue pour être quelqu’un de bonne humeur et capable d’entraîner les autres avec moi et pourtant, je me suis plaint. Je pourrais aussi dire que je râlais, je pouvais accuser les autres, l’environnement, la météo, tout ce qui pouvait me passer sous la main.

Pour commencer, je vais prendre un exemple pour illustrer ma situation.

L’exemple que je prends ici est celui de mon dernier poste salarié. J’étais à un poste de chargée des relations sociales dans lequel je me plaisais à peu près (enfin j’avais envie d’y croire, mais ça, c’est une autre histoire – je vous en parlerai peut-être dans un autre article) jusqu’au jour où ma responsable a été promue à un poste au niveau national. Je l’aimais vraiment cette responsable, elle avait été ma marraine à mon embauche dans cette entreprise, je lui reconnaissais de nombreuses qualités de manager, elle savait communiquer et nous faire grandir. Son remplaçant était vraiment différent et toute l’équipe avait été anéantie par ce changement, et je crois que je pèse mes mots en disant « anéanti ». Nous étions 5 et sur les 5, seule une est restée. Pour ma part, j’ai quitté l’entreprise, les autres ont changé de poste. Ce nouveau hiérarchique m’exaspérait, il me communiquait 4 ou 5 fois moins d’informations qu’avant, je trouvais qu’il ne prenait pas la mesure de ce qu’il disait, pas du tout conscient de ses paroles, il passait beaucoup de temps à parler pour ne rien dire. Bon, je pourrais vous en parler pendant des heures, l’objectif ici pour moi est de l’utiliser comme un exemple concret : je râlais toute seule, avec mes collègues à la pause-café, à la pause déjeuner quand il n’était pas là, le soir en rentrant chez moi auprès de mon mari, je racontai tout cela à mes copines… que de temps et d’énergie dispersés pour rien. Ressasser, car c’est ce que je faisais, ne règle pas un problème.

Tout est une question de responsabilité …

Néanmoins, je commençais à me poser certaines questions,

  • Quelle était ma responsabilité à l’époque dans cette histoire ?
  • Qu’ai-je fais pour changer le cours des choses ? pour obtenir ce dont j’avais besoin ? La vérité est proche de rien.

J’aurai pu échanger avec cette hiérarchique et lui demander les informations dont j’avais besoin pour faire mon travail correctement. J’aurai pu lui faire des feedbacks sur ce que son comportement provoquait comme mal-être pour moi et mes collègues ? J’aurai pu chercher ce que je pouvais faire moi pour être mieux dans cette situation ? Et je n’ai rien fait de cela.

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La vie sous l’angle de la responsabilité

Aujourd’hui, ma façon de voir le monde a beaucoup changé. J’essaye de moins me plaindre et surtout je le fais en conscience quand je le fais. Face à une situation, je me demande toujours quelle est ma part de responsabilité et je cherche ce que je peux faire de mon côté pour améliorer la situation peu importe le point de départ. Mon envie n’est pas de savoir qui a raison et qui a tort, mon envie n’est pas de faire changer l’autre (je sais que je n’ai pas ce pouvoir), mon envie n’est pas de prendre l’ascendant. J’œuvre pour le bonheur universel, je me questionne sur ce que je peux faire, dire ou penser qui fait qu’une situation sera meilleure pour le groupe, pour l’univers.

Voici les 3 chemins qui mène à la responsabilité :

Face à cette nouvelle responsabilité, je ne peux emprunter que ces 3 chemins valables :

  • J’accepte la situation telle qu’elle est, je peux être satisfaite sans rien faire bouger. J’ai réfléchi à ce qui pouvait être un problème, j’ai relativisé et finalement je ne veux pas que ça en soit un et je suis capable de m’en détachée et de vivre avec sérénité. Ce 1er chemin rejoint l’idée d’être à l’aise dans la frustration (je vais aussi vous écrire un article sur ce sujet qui me passionne) et alors la frustration n’existe plus pour vous.
  • J’améliore la situation qui me pose problème, toujours sous l’angle de ma responsabilité. Je vais chercher ce que je peux faire de mon côté pour arranger les choses sans attendre le changement chez l’autre.
  • Je fais cesser la situation en m’en échappant. Dans ce cas, il faut avoir peser le pour et le contre et décider en toute sérénité de faire cesser cette situation problématique. Cet arrêt ne doit provoquer aucun remord ni regret sinon il s’agit d’une fuite.

Maintenant que je vous ai donné 3 exemples, je vais pouvoir illustrer avec des situations concrètes. Je vais prendre un exemple de ma vie personnelle pour faire vivre ma théorie. Mon fils de 4 ans ½ mange avec ses doigts pratiquement tous les aliments. J’ai selon ma nouvelle vision, j’ai 3 choix possibles :

  • J’accepte qu’il mange avec ses doigts parce qu’au fond ça n’est pas très grave, je sais qu’il sait se servir d’une fourchette et d’un couteau, il n’a pas de problème de motricité, ça ne m’énervera pas quand il le fera : je suis capable d’accepter la situation telle qu’elle est, en adaptant mon regard.
  • J’essaye d’améliorer la situation en créant une règle avec lui sur, par exemple, les aliments qu’il peut ou non manger avec ses doigts (les frites, le fromage…) et je prévois la conséquence du manquement à cette règle pour qu’il sache à quoi s’attendre. Bien entendu dans ce cas-là, j’applique la conséquence à chaque fois qu’il ne respecte pas notre règle.
  • Je fais cesser la situation en faisant manger mon fils tout seul et de préférence pas sous mes yeux, je lui sers son repas et je m’occupe à autre chose pour ne pas voir ce qui se passe. Il fera comme il voudra en dehors de mes yeux.

Vous l’avez compris dans ces 3 chemins possibles, il n’y a pas de place à la plainte ou au reproche. Il n’est pas question de ressasser tous les jours à quel point j’en ai assez de le voir manger avec ses doigts et de lui reprocher.

Qu’est-ce qui change pour moi dans cette façon de faire : la responsabilité et la sérénité !

Je suis responsable de ce que je fais mais également de ce que je ne fais pas. 

Je vis avec plus de sérénité les situations qui s’offrent à moi, en arrêtant de vouloir changer ce qui ne m’appartient pas.

Maintenant à vous de jouer !

Voici quelques questions que vous pourrez vous poser à vous même pour entrer dans le chemin de la responsabilité :

  • Quels sont les sujets qui me font râler, ressasser ou me plaindre ?
  • Lesquels des 3 chemins puis-je emprunter pour chaque sujet de plainte ?
  • Qu’est-ce que cela m’apprend sur moi ? sur ma responsabilité ?

 

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