Jean-Luc RIO- Monkey tie Coaching

Proposé par

Manager ?

C’est planifier, décider, motiver, gérer des talents.

Mais les techniques de management tout comme les pratiques RH s’essouflent avec la transformation numérique et l’accélération liée à la mondialisation.

 

Management

 

Les start-up et les systèmes d’organisation alternatifs peuvent inspirer de nouveaux modèles.

« Les défis actuels reposent sur : la recherche de la simplicité, la valorisation de l’expérimentation, la création de valeur collaborative.

La performance repose sur : la quête de sens, la transformation digitale, l’intégration multi-culturelle. » (Source : Management et Leadership de Cécile DEJOUX Editions Dunod)

Enfin, la centration sur l’individu et son pouvoir d’influence seront remplacés par un leadership fondé sur les soft-skills, le partage et l’esprit collectif.

 

La psychologie sociale et les sciences de gestion au service du Management

La psychanalyse et par la suite la psychologie sociale et les sciences de gestion sont venus étudier les concepts liés au management et aux organisations.

Notons :

  • la théorie de l’implication professionnelle par Meyer, Allen et Smith (1993), Thévenet (2000),
  • la théorie de l’engagement par Kiesler et Samoura (1966), Joule et Beauvois (1987),
  • la théorie de la connaissance par Drucker (1999), Grundstein (2003),
  • la théorie de l’organisation qualifiante par Zarifian(2004),
  • l’organisation hypocrite par Brunsson (2002),
  • la société hypermoderne par Lipovetsky et Charles (2004), Aubert (2004), Ascher (2005),

 

Voir carte heuristique de Fabrice Cavarretta

L’implication professionnelle

Selon Meyer, Allen et Smith, l’implication professionnelle est un état psychologique :

  • qui caractérise la relation entre un individu et une cible (par exemple l’organisation, le métier,…),
  • qui a des conséquences sur la décision de rester membre ou non de cette cible.

Cet état peut revêtir plusieurs formes telles que le désir, le besoin ou l’obligation.

La dimension affective de l’implication se rapporte à l’attachement émotionnel de l’individu, à son identification et à son engagement envers une cible donnée.

La dimension de continuité de l’implication repose sur la conscience des coûts associés à quitter cette cible.

Les conditions nécessaires de l’implication :

  • La cohérence : la compréhension, la confiance en celui qui porte le message ;
  • La réciprocité : la rémunération, la relation aux autres, la collaboration ;
  • L’appropriation : l’intégration, l’adaptation de quelque chose à un usage défini.

Source : Cnam

 

La théorie de l’engagement

La théorie de l’engagement ou théorie de la manipulation définit l’engagement comme le « lien qui unit l’individu à ses actes comportementaux » (Kiesler, 1970)
Ce sont les actes qui engagent et non les idées, les convictions ou les croyances.

« L’engagement correspond, dans une situation donnée, aux conditions dans lesquelles la réalisation d’un acte ne peut être imputable qu’à celui qui l’a réalisé. »(Joule et Beauvoix, 1998)

L’engagement fort peut être obtenu en utilisant :

  • Le contexte de liberté dans lequel l’acte est réalisé : un acte réalisé dans un contexte de liberté est plus engageant qu’un acte réalisé dans un contexte de contrainte ;
  • le caractère public de l’acte : un acte réalisé publiquement est plus engageant qu’un acte dont l’anonymat sera garanti ;
  • le caractère explicite de l’acte : un acte explicite est plus engageant qu’un acte ambigu ;
  • l’irrévocabilité de l’acte : un acte irrévocable est plus engageant qu’un acte qui ne l’est pas ;
  • la répétition de l’acte : un acte que l’on répète est plus engageant qu’un acte qu’on ne réalise qu’une fois ;
  • les conséquences de l’acte : un acte est d’autant plus engageant qu’il est lourd de conséquences ;
  • le coût de l’acte : un acte est d’autant plus engageant qu’il est coûteux (en argent, en temps, en énergie, etc.) ;
  • les raisons de l’acte : un acte est d’autant plus engageant qu’il ne peut être imputé à des raisons externes (par exemple, promesses de récompense, menaces de punition) et qu’il peut être imputé à des raisons internes (par exemple, valeurs personnelles, traits de personnalité).

Quelques principes d’action :

  • Le principe de renforcement de surcroît ;
  • Le principe de naturalisation-dénaturalisation ;
  • Le principe du verrouillage décisionnel ;
  • Le principe de la réversibilité décisionnelle.

Pour en savoir plus Edusco
Canal-u-tv

À suivre …

Jean-Luc RIO 

 

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