Peggy Leray

Proposé par

Le parasitage se compose de tous les éléments extérieurs qui consomment inutilement notre énergie. Ces derniers peuvent avoir des répercussions dans notre vie sous forme de désorganisation, de procrastination, de fatigue morale et/ou physique et, à terme être source de stress.
Il est nécessaire alors d’identifier et d’établir une hiérarchie de ces perturbateurs dans nos différents domaines de vie : professionnel et personnel, et considérer les bénéfices immédiats et salvateurs, si nous les éliminons.

Petite histoire :

Adèle Hugo est membre du comité exécutif d’un grand groupe international dans le domaine du luxe. Elle voyage régulièrement à travers le monde.

Elle mène sa carrière de front, tout aussi bien que l’éducation de ses trois enfants adolescents.

Adèle aime à se retrouver chez elle, dans un très bel appartement décoré avec soin et raffinement. Elle est surtout très fière de son salon où chaque objet a une place choisie. Elle s’octroie ces courts instants de détente… avec ses ados…

Malheureusement, Adèle doit se faire violence, car cet appartement ne correspond à ses désirs qu’en rêve. En effet, ce salon si apprécié, est en réalité, souvent parsemé d’objets divers et variés, jonchés au sol ou posés sur les meubles. Trophées victorieux de sa tribu. Peut-elle se plaindre ? Non, la culpabilité de ses absences répétées, lui enlève tout désir de conflit… Juste de vagues réflexions mollement formulées :

« Jeanne, Mathieu et Géraldine vous pourriez ne pas laisser traîner vos affaires dans le salon, s’il vous plaît ? »

Obtenant une réponse sans conviction, pleine de désinvolture.

« Oui, c’est bon ! »

Adèle se sent prise au piège entre culpabilité et désir d’éliminer ce parasitage.

Elle en parle à sa coach, qui lui propose la suggestion suivante :

« Chère Adèle, tant qu’à défigurer votre salon, qui apparemment vous est cher, je vous propose d’accrocher un immense hamac, de part et d’autre du salon, et d’y mettre de façon indistincte, tout objet traînant au sol ou à quelque endroit que ce soit. Cette immense poubelle, d’une part, vous aidera mentalement à jeter vos mauvaises pensées, et d’autre part, à concentrer les objets, sujets du parasitage, en un point. »

Chose dite, chose faite : Adèle affiche un regard satisfait, presque malicieux, en contemplant son hamac. Elle y entasse tout ce qu’elle trouve.

La première semaine : ses enfants d’abord surpris, haussent les épaules avec un geste d’indifférence, propre aux adolescents :

« Nouvelle lubie de maman ! »

La deuxième semaine :

« Maman, tu n’as pas vu mon chargeur, je ne le trouve plus ?
– Maman ! Zut, je suis en retard pour aller en cours, je ne trouve plus mes feuilles de cours que j’avais posées sur la table basse !»

Adèle, très calmement et de façon décontractée, répond à ses enfants :

« Regardez dans le hamac mes chéris, ça y est peut-être ! »

Les enfants s’agacent et s’esclaffent :

« On ne retrouve plus rien dans cette maison ! c’est nul ! »

Chacun récupère son bien, et se retire dans ses quartiers…

La troisième semaine : le hamac est vide, et plus rien ne traîne…

Adèle peut partager avec sa tribu un moment de détente, l’esprit libre et dégagé de tout parasitage.