photonoiretblanc

Freudenberger, psychologue, disait : « Ne sois pas perfectionniste car le perfectionnisme est une malédiction qui t’épuisera. »

Selon l’OMS, le burnout est un « sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail. »

C’est également un engrenage qui fait passer du rôle d’acteur au rôle de spectateur de notre vie. Etre en situation de burnout, c’est vivre dans une forme d’obscurité soit ne plus avoir de projets parce qu’ils font peur ou parce qu’ils deviennent sans intérêt. Le burnout commence par la fatigue, fait perdre le sens de la réalité et déconnecte des événements.

Le burnout est un sentiment proche de la dépression mais n’est pas une dépression, c’est un épuisement professionnel. Par contre cet épuisement peut conduire vers la dépression. C’est pourquoi il est nécessaire de connaître les signes précurseurs pour prévenir le burnout.

Prévenir le burnout : détecter les signes précurseurs

 « Je n’ai pas l’énergie pour terminer ce dossier », « Je n’ai plus envie de me lever le matin pour aller au travail », « Je n’ai pas le temps de répondre à ces mails », « Je retarde un maximum le rendez-vous avec un client »… Ces phrases représentent des facteurs de fatigue.

Je retiens principalement la fatigue psychologique, la mauvaise humeur qui devient fréquente, l’ennui, le manque d’attention, l’anxiété, le fait d’avoir des jugements tranchés, un sentiment d’échec ou d’incapacité qui peut conduire à une perte de confiance en soi. Ces signes concernant une majorité de personnes sont anodins pris séparément. Par contre, ils prennent une importance s’ils se cumulent.

Restez attentif à cette fatigue sournoise qui s’installe, et quand tout vous paraît insurmontable. Si la fatigue vous empêche de réfléchir, si votre entourage vous fait remarquer que vous vous emportez vite, essayez de comprendre pourquoi avant de tomber dans l’engrenage dont je parlais plus haut. Souvent, la grosse erreur est d’ignorer sa fatigue.

La fatigue qui se cumule empêche de voir que quelque chose ne va pas et donc, de prévenir le burnout. Souvent, les personnes se trouvant dans ce type de situation adoptent la politique de l’autruche en cherchant à cacher ce mal-être qui s’installe. Elles s’investissent davantage et même se sur-investissent, elles cherchent à faire plaisir à leur entourage, leurs collègues, et ne comprennent pas pourquoi malgré leurs efforts, les autres font des réflexions injustes. Résultat : les autres ne comprennent pas mon comportement donc je m’éloigne d’où le risque de rupture sociale.

De plus, cette situation amène vers la fatigue physique qui s’ajoute à la fatigue psychologique. Ces deux fatigues s’associent à des migraines, des maux de ventre, de l’eczéma, des maux de dos pouvant mettre la santé en danger.

Comment se protéger du burnout ?

Il est nécessaire de prendre conscience du danger en arrêtant de penser que les autres sont contre moi pour mieux prévenir le burnout. Si mes collègues de travail me font des réflexions que je juge injuste, c’est peut-être que je suis réellement fatigué. Pourquoi ne pas considérer leurs dires et accepter de l’aide ?

Vous comprenez à présent que votre corps et votre esprit sont liés et si vous voulez aller loin, vous devez les ménager. Les protéger dans le présent aura un impact dans le futur :

  • Rechargez votre batterie régulièrement en étant à votre écoute. Posez-vous la même question chaque jour soit : qu’est-ce que je fais pour moi aujourd’hui ? Je prends 15 min pour lire, je fais une séance de méditation, je regarde une vidéo, je cuisine, je chante… Ce temps de repos n’est pas une perte de temps bien au contraire puisqu’il vous permet de vous ressourcer pour ensuite être plus à l’écoute de vos collègues de travail, d’être à l’aise pour reprendre ce dossier. Pensez aux étudiants, ne sont-ils pas plus performants dans leurs révisions après une pause ciné par exemple ?
  • Soyez bienveillant envers vous-même, accordez vous de la valeur. Faites la différence entre l’important (rendre un dossier à mon supérieur) et l’essentiel (vous, votre corps et esprit, vos valeurs, vos croyances).
  • Identifiez vos émotions et acceptez d’être triste, ou pourquoi pas joyeux, impatient, coléreux, agité, émerveillé… Accepter ses émotions, c’est se réconcilier avec soi-même.
  • Demandez de l’aide si vous en ressentez le besoin et ne faites plus des suppositions sur les réponses de vos collègues. Au pire, vous obtiendrez un refus et alors ?! Restez dans le présent et ne passez pas votre énergie à douter ou à bâtir des mauvais châteaux en Espagne.

Sortir ou prévenir le burnout est une étape personnelle. Pour prévenir ce piège, vous pouvez utiliser les conseils cités ci-dessus d’une part. N’hésitez pas à demander de l’aide à des professionnels du conseil et coaching ou thérapeutes si vous avez un doute.

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager ! 😉