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 NOS PENSÉES ENVAHISSANTES – Les pensées envahissantes sont dévoreuses d’énergie, de temps et peuvent ruiner votre vie en vous conduisant vers la dépression. Pourquoi ? Car ces pensées deviennent des ruminations et provoquent la culpabilité et l’enfermement.

 

Comment se traduisent-elles ? Vos pensées sont récurrentes et ne quittent pas votre esprit. Quelles pensées ? Toutes les pensées sont concernées, il s’agit de pensées qui dérangent, qui blessent tout en restant le fruit de votre imaginaire.

Exemple : Un mari qui rentre tard du travail serait soupçonné d’infidélité, un collègue de bureau énervé aurait des griefs à votre égard, un proche ayant manqué de vous appeler aurait eu un accident etc.

Les pensées envahissantes ou intrusives sont involontaires, tournent en boucle sans que l’on parvienne à les gérer et encore moins à les supprimer.

Elles concernent le passé (ce que l’on aurait dû faire ou dire à la place de ….), le présent (ressasser des idées fixes qui n’ont rien à voir avec notre réalité présente), le futur (une projection sur un événement futur qui fait peur ou qui dérange).

Tout le monde a des pensées intrusives mais d’une personne à l’autre, ces pensées peuvent devenir plus ou moins excessives. Certaines personnes vivront en boucle un scénario toute la journée tandis que d’autres sauront stopper le scénario « pollueur ».

A savoir qu’une pensée reste uniquement une pensée. Si vous vous sentez « incapable », ça ne restera que votre pensée mais pas forcément la réalité.

Autre point essentiel : vouloir à tout prix supprimer ses pensées intrusives ne fera que les renforcer. Effectivement, plus on essaie de bloquer ses pensées, plus elles reviennent au galop.

Exemple raconté par Tolstoï : Quand il était enfant, son frère pour le taquiner lui demandait sans cesse de rester debout dans un coin en lui demandant de ne pas penser à un ours blanc. Bien qu’il n’y ait  aucune raison de penser à un ours blanc, Tolstoï ne pouvait s’empêcher de penser à cet ours blanc.

Les pensées réprimées ne peuvent qu’être renforcées, plus exactement, plus on tente de les oublier, plus elles sont présentes.

Alors, quelle solution adopter ?

 

Conseils pour gérer vos « mauvaises pensées »

La visualisation comme solution : 

S’installer confortablement afin de visualiser ses pensées négatives. Prendre le temps de les regarder comme des faits. En minimisant la peur qu’elles provoquent, fabriquez une image moins angoissante, moins pénible.

Exemple : je me répète sans cesse que je n’obtiendrais pas un concours d’entrée dans une école. Afin de symboliser cette pensée obsessionnelle, je prends un fait, un exemple dans ma vie où j’ai réussi. Je peux également penser à un objet qui me plaît. Je peux même si besoin avoir cet objet avec moi.

A chaque fois que la pensée envahissante se produit, basculez votre pensée vers l’image de réussite ou l’objet.

C’est à chacun de trouver ce qui lui ira le mieux !

Si cette solution ne vous convient pas, Essayez le monologue intérieur positif :

Il ne faut pas se juger, il s’agit ici d’être gentil avec soi, de se rassurer comme on pourrait rassurer un être cher. Avoir des pensées est une attitude « normale », il faut juste les accepter en tant que pensées et rien de plus.

Exemple de monologue positif : « Je pense à ceci ou cela, ok ! Je ne fais rien de mal aux autres mais peut être à moi-même. Au final, ça ne me sert pas à grand-chose de penser ainsi, à part gâcher  mon présent. Je suis normal, je pense comme tout le monde mais à présent je vais m’autoriser un peu de repos « cérébral » car je le mérite ».

L’idée ici est de faire baisser le taux d’anxiété qui accompagne vos pensées. En chassant l’anxiété, vous serez ainsi plus sereins et plus aptes à gérer vos émotions.

Réduire le bavardage intérieur :

Ces pensées ressemblent à un bavardage intérieur. Elles se répètent, se contredisent, se confirment, s’affirment et se multiplient. Comment réduire ce bavardage ? En acceptant tout simplement qu’il soit là. En donnant peu d’importance à ce flot de pensées, il est possible de les diminuer ou de les effacer.

N’oubliez pas que ce ne sont que des pensées et non des faits réels.

 

Ce travail est un vrai travail sur soi et n’est pas facile à faire. C’est pourquoi, il faut être patient, se faire confiance et ne pas imaginer que c’est impossible.

 

Un professionnel peut vous aider mais vous pouvez déjà essayer de votre côté.

 

Isabelle SEIGNOVERT

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