Agathe Vidal - Monkey tie Coaching

Proposé par

Tout les motifs sont bons, pour remettre à demain, ce qui peut-être envisagé aujourd’hui. Cette procrastination outre le fait d’oublier ce qui est important pour nous maintenant suggère une attente, une sorte de brouillard qui génère une vie en latence et surtout une négation de soi même.

Il y a certes, un coté agréable dans l’attente, dans le fait de remettre à demain, d’être dans l’état d’expectative à savoir de pouvoir imaginer, subodorer tout un monde de possible, un brin d’adrénaline aussi. Chaque rêve, chaque souhait a sa place dans cet espace, car l’attente est le temps de cette subjectivité dévorante.

Elle est aussi un motif d’inaction et peut entrainer une certaine frustration si elle n’est pas consentie et entraine donc une forme de passivité en faisant abstraction de notre créativité. Même si la frustration en elle même est source de créativité, de fait l’état « d’attente » lui enlève son caractère actif.

C’est ça l’ambivalence de l’attente, elle peut à la fois tout inclure dans ses perspectives et tout exclure dans son présent car toujours projetée dans un futur en voie de devenir. Une sorte « d’in progress » en perpétuelle stagnation et cristallisation. Néanmoins, elle garde son pouvoir créateur, car elle sous tend quelque chose en latence, non seulement un « autre chose » de meilleur, mais la faculté de multiplier les choix.

Remettre à demain, cet état de patience

Se conforter dans l’attente et remettre à demain est une façon de renoncer à choisir le présent pour une imagination débordante. C’est-à-dire : se résigner à choisir l’abstraction à la réalisation.

Préférer construire sa vie sur des idéaux peut néanmoins prendre forme à partir de la résignation. Car si elle entraine une acceptation de la réalité contrairement à l’attente, elle se fonde au présent et permet donc de construire de façon beaucoup plus stable et solide les fondations de notre propre bonheur.

L’idée de sortir de sa « zone de confort » pour percevoir ses facultés mais aussi ses failles, de prendre en compte ses réactions et de fonder ses choix sur des faits réels et non des rêves. L’aspect négatif que l’on attribue à la résignation, vient du fait qu’elle sous tend de l’acception que cela soit de faits concrets, ou des vérités subjectives, elle suggère une certaine confiance en soi et surtout en la vie. C’est en ce sens, qu’elle permet la réalisation de ses idéaux. En effet, comment construire une maison si l’on a pas fait d’étude au prés d’un géomètre ?

La perspective d’une maison, aussi agréable soit elle, si l’on ne prend pas compte son environnement, à savoir : la fausse septique, les branchements électriques, l’eau ou même les réseaux téléphoniques. Notre projet risque de tourner court. C’est la même chose qui se passe lorsque l’on se confond dans l’attente, on imagine des plans mais on se refuse à les confronter à « notre » réalité. On aime l’idée d’y penser, imaginer les perspectives, mais intimement (à savoir consciemment et inconsciemment), on n’en désire pas « concrètement » la réalisation, et c’est pour cela, qu’ils demeurent des idées et au mieux des rêves.

Et c’est à ce moment là, qu’il faut être particulièrement attentif à soi. Ce projet a t-il sa place dans notre vie maintenant ? Est-ce réellement notre désir ? Quels changements entraine t-il?  Pourquoi ne s’est-il pas matérialisé aujourd’hui ? Car notre réalité, est avant tout celle que nous créons et non, un vecteur immobile sur lequel nous n’avons ni force ni emprise. La réalité n’est ni une abstraction ni un mur, mais le résultat de nos actions et donc de notre volonté.

Continuons, notre projet immobilier, que se passe t-il, si une fois les mesures prisent et les raccordements trouvés, nous n’avons pas d’architecte ? Ici, encore, le plan en main, on peut toujours subodorer des perspectives, mais si nous ne connaissons pas l’adéquation maison-orientation même avec le meilleur des géomètres notre plan risque de nous porter préjudice. De même, si nous nous méconnaissons nous pouvons vite imaginer des projets issus de croyances. Or il s’agit avant tout de prendre conscience de nous même pour réaliser nos idéaux, à savoir calculer la combinaison entre nous même et nos projets.

Quel est l’apport de ce projet pour notre façon de vivre aujourd’hui ?

Une fois l’étude de l’environnement et les plans effectués, reste à savoir la mise en place des travaux, et les détails propres à sa construction. A savoir s’il y a aussi une piscine ou des panneaux solaires, tout ces détails qui dans l’état « d’attente » vont avoir une place primordiale dans l’état de résignation auront une place secondaire, car c’est avant tout un changement de paradigme.

Il ne s’agit pas d’être blasé car la réalité ne correspond pas à nos souhaits mais plutôt d’essayer de comprendre comment elle pourrait construire notre bonheur. Nous pouvons également percevoir, que l’état d’attente, ne demande rien, si ce n’est ce que nous faisons depuis l’enfance, c’est-à-dire : rêver.

L’état de résignation lui, demande une attention au présent et une vigilance à ce qui est aujourd’hui et maintenant pour mieux préparer demain. C’est un état d’alerte permanent qui nous pousse à avancer dans ses projets : comment organiser un déménagement si l’on ne sait pas quand vont arriver les matériaux nécessaires à la construction de notre maison ?

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One thought on “Remettre à demain : l’attente ou la résignation ?

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