Françoise Lantoine - Monkey tie Coaching

LA RÉSILIENCE – En quoi consiste la résilience ? Comment la renforcer ? On vous donne 7 aptitudes que les personnes résilientes utilisent dans leur quotidien …

Qu’est-ce que la résilience ?

À l’origine, il s’agit d’un terme utilisé en physique pour désigner la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale après avoir été déformé.

Par extension, on a adopté ce terme pour désigner la capacité de l’individu à surmonter une difficulté ou un stress important, de façon efficace et susceptible d’engendrer une meilleure capacité à réagir à une difficulté ultérieure.

Il s’agit, en somme, de récupérer rapidement face à l’adversité en réagissant de façon constructive.

On ne naît pas résilient, c’est une faculté qui se développe tout au long de la vie, grâce à notre discernement et notre expérience.

Mais sommes-nous tous égaux face à la résilience?

Eh bien non! Il existe des facteurs innés qui influent sur notre capacité à rebondir après un traumatisme comme par exemple les traits de caractère.

Des facteurs biologiques joueraient également un rôle important : les circuits cérébraux impliqués dans la régulation des émotions, notamment le contrôle de la peur, sont plus ou moins actifs selon les individus.
De fait, les personnes qui présentent une activité réduite pour ce circuit neuronal risquent d’éprouver de plus grandes difficultés à s’adapter à un stress important.

Est-il possible de renforcer sa résilience?

Selon un article publié dans la revue DANA Foundation, concernant la neurobiologie de la résilience, nous serions tous dans la possibilité de développer cette capacité.
Voici quelques clés que les personnes résilientes utilisent dans leur quotidien, et les aptitudes qu’elles ont développées pour faire face à des problèmes simples comme à des difficultés particulièrement complexes.

1 –  Elles savent réguler leurs émotions

Lorsqu’elles ressentent une émotion forte, elles s’en détachent avant d’agir. Elles choisissent ensuite soit d’exploiter cette émotion pour qu’elle les mène à un but précis, soit de la laisser suivre son cours.
Elles utilisent également la réévaluation cognitive, qui consiste à réinterpréter le sens d’un événement douloureux pour le reconsidérer sous un angle plus optimiste.

2 – Elles sont flexibles et connaissent leurs limites

Pensez à l’image du bambou : cette plante pérenne originaire de Chine est aussi dure que souple. Face à une rafale violente de vent elle se plie de manière harmonieuse, sans jamais rompre.
Les esprits flexibles, capables de s’adapter aux changements, sont les plus résistants.

3 – Elles n’essaient pas de contrôler l’incontrôlable

Elles savent que revenir en arrière est impossible, qu’elles ne peuvent obliger personne à continuer à marcher à leurs côtés, et qu’elles ne peuvent pas changer ce qui s’est déjà déroulé.
Elles parviennent à savoir qu’il y a des batailles qu’elles doivent mener, alors qu’il en existe d’autres qui n’ont pas de sens.

4 – Elles savent prendre soin d’elles

Elles font des choses qu’elles aiment, elles profitent de la vie.
Elles entretiennent leur forme physique.
L’activité physique renforce la mémoire et l’attention, et améliore la prise de décision et la planification.
En outre, l’exercice physique bloque la sécrétion de cortisol qui est l’hormone du stress. Il libère également de l’endorphine, de la sérotonine et de la dopamine, qui permettent d’améliorer l’humeur.

5 – Elles cultivent une vision positive d’elles-mêmes.

Elles développent un optimisme réaliste en filtrant les informations négatives inutiles, sans ignorer les informations négatives pertinentes et en interprétant les situations ambiguës de façon positive. Elles sont persévérantes et gardent confiance.

6 – Elles cherchent le soutien de leurs proches.

La résilience ne consiste pas à jouer les durs, devenir inébranlable ou tout prendre sur soi sans demander d’aide à qui que ce soit. En fait, une composante essentielle de la résilience consiste à se tourner vers autrui pour obtenir du soutien.

7 – Elles renforcent leurs liens sociaux.

En bénéficiant d’un soutien social solide, elles augmentent leur confiance en elles-mêmes et renforcent leur volonté de surmonter les obstacles plutôt que de les fuir.

Etre résilient ne signifie pas repartir à zéro, mais plutôt apprendre de l’expérience et en tirer une leçon de vie. Il s’agit d’une forme de deuil ave3 phases : le traumatisme, l’état dépressif, l’assimilation du deuil.

Etre résilient ne consiste pas à effacer une page de son histoire mais à la tourner. La mémoire joue un rôle important dans ce processus : une page tournée peut être relue de temps en temps, lorsque la personne sent que cela est nécessaire pour sa construction personnelle.

La personne résiliente représente un mélange de grande force et de grande fragilité. La fragilité vient du traumatisme subit, sa force du traumatisme surmonté.

Françoise Lantoine 

http://www.flantoinecoaching.fr/coach

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