nad philips

Proposé par

Teresa Amarile, professeur à Harvard, a mis en évidence le lien entre pouvoir montrer ses progrès et la satisfaction au travail ainsi que le niveau d’engagement dans sa mission.

Dans les entreprises, le reporting est souvent résisté et considéré comme une perte de temps car les personnes ne sont pas informées des décisions que le reporting a permis de prendre. Cependant, les vraies raisons pour lesquelles les personnes n’aiment pas rendre compte de leur activité est le stress engendré par le fait d’être jugé, évalué et considéré par les autres et la peur d’être rejeté ou considéré comme incompétent.

Il suffirait de changer le sens et la raison du reporting pour le transformer en exercice agréable à faire et source de considération, de reconnaissance et de satisfaction au travail.

La satisfaction au travail par le reporting 

C’est ce qu’a fait Scott Crabtree neuropsychologue dans son entreprise. Au lieu de demander à ses collaborateurs le « résultat à date » et le « reste à faire » voilà ce qu’il leur demande de rapporter :

  • Le plus de sens :

Quel résultat obtenu la semaine écoulée a donné le plus de sens à votre travail ?

La relation entre « faire sens » et implication au travail est forte (avoir la conviction que ce qu’on fait est utile et important).

  • Relation la plus forte :

Quelle relation avec une autre personne en interne ou externe vous a permis d’expérimenter une connexion forte ?

Cette question est basée sur le résultat de recherche démontrant l’importance de la qualité des liens dans la satisfaction au travail.

  • Plus grande erreur :

Quel a été le plus grand apprentissage grâce à un essai ou une nouvelle expérience ?

Cette question permet de mettre l’accent sur l’importance de la prise de risque, de l’innovation et la promotion d’un état d’esprit dynamique (qui permet de croitre et grandir).

  • Meilleur apprentissage :

Quelle expérience vous a permis d’apprendre le plus cette semaine ?

Cette question est incluse parce que l’apprentissage est corrélé avec l’entretien de l’intérêt et de l’implication.

  • Meilleure amélioration :

De quelle façon vous êtes-vous amélioré cette semaine ?

Cette question permet de mettre en évidence développement et motivation, et par conséquent la satisfaction au travail.

  • Progression :

Dans quel projet/domaine avez-vous le plus avancé vers vos objectifs ?

Progresser vers des objectifs porteurs de sens est un facteur de fierté et de motivation.

  • Priorités de la semaine prochaine :

Quelles sont vos 3 priorités pour la semaine prochaine ?

Cela permet de rester focalisé sur l’essentiel et de ne pas se laisser distraire par le quotidien.

Résultat du reporting de Scott Crabtree

Le résultat de l’utilisation de ce mode de reporting par Scott et son équipe a été de rendre le reporting un moment de valorisation, de réflexion, d’apprentissage et de feedback utile. Ce type d’utilisation du reporting permet une satisfaction au travail de plus forte envergure et un engagement des collaborateurs.

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One thought on “Satisfaction au travail : et si on utilisait le reporting autrement ?

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