Monkey tie Coaching - Anne Delestan

Proposé par

Tout le monde s’accorde à le dire : savoir se vendre est d’une importance capitale, particulièrement en cette période marquée par la concurrence et le changement perpétuel. Et pourtant, la plupart du temps nous ne sommes pas à l’aise avec cette notion de « savoir se vendre » que nous associons avec « commercial, se mettre en avant, jouer un rôle, convaincre, persuader…. ».

Notre considération quant à cette pratique est généralement négative : « je ne sais pas faire, ce n’est pas moi, cela ne me correspond pas, je n’ai pas la fibre vendeuse, etc. » A l’évocation de l’expression « savoir se vendre » ce qui se lit sur les visages est du registre des grimaces de crispation, de rejet, voire de douleur … c’est dire ! Il arrive même que l’on considère que ce n’est pas noble car cela implique quelque part de faire pression, voire de « forcer la main » à une autre personne. Avec cette cohorte de perceptions plutôt désagréables, il n’est guère surprenant que cet exercice nous apparaisse au mieux difficile au pire impossible.

Ne pas avoir peur de se vendre

Deux bonnes nouvelles : la première ce ne sont que des perceptions et non des réalités prouvées, la seconde c’est qu’une perception se modifie. Savoir se vendre n’est-ce pas tout simplement inspirer, donner envie ? Inspirer, donner envie ont-ils la même résonance ? Provoquent-ils les mêmes sentiments, perceptions ? De toute évidence non,  n’est-ce pas ? « Je ne suis pas ce que je vends » revient souvent dans les échanges relatifs à la dimension de se vendre. Qu’est-ce cela génère et provoque ? Une dissociation = d’un côté on met ce que je vends, mon offre, ma prestation, … et de l’autre il y a moi. De quoi je me prive en considérant les choses ainsi ? Ne suis-je pas en train de créer un inconfort, une difficulté ? Où est-ce que je place le curseur, qu’est-ce que je dis de mon offre, quand, qu’est-ce que je dis de moi et à quel moment ? Cet inconfort, cette difficulté, je vais forcément les retrouver dans mon discours sensé me vendre, il sera  à cette image « entre 2 », « ni trop ceci ou trop cela ». Ce discours manquera alors d’harmonie, de cohérence, d’impact et …. d’authenticité.  Le résultat auprès de mes interlocuteurs sera évidemment en demi-teinte et je me dirais alors « décidément je n’ai pas la fibre vendeuse ».

Savoir se vendre : la bonne recette

Pourquoi devrions-nous nous dissocier de nous-mêmes pour nous vendre ? La recette n’est-elle pas au contraire dans la création d’un pont, d’un lien, d’une alliance entre notre offre de service et nous-mêmes ? N’oublions pas que notre offre de service, notre prestation, notre produit, … nous ressemblent. Deux étapes sont envisageables pour créer ce pont : accepter sa différence et incarner sa différence.

Accepter sa différence revient à se questionner objectivement : en quoi suis-je différente? Quelle est ma spécificité ? Quelle est « ma marque de fabrique » ? Qu’est-ce qui fait mon unicité ? Quelles sont mes valeurs ? Comment je les intègre dans mon quotidien, dans mon activité ? Quel sens porte mon offre de service, ma prestation, mon produit,… ?

Une fois ce travail fait, là encore je m’interroge : est-ce que j’accepte ma différence, est-ce que je suis au clair avec ma marque personnelle ? Est-ce que je suis en harmonie avec elle ? Si la réponse est oui, je suis prête à l’incarner au travers d’un discours inspirant. Si ce n’est pas le cas, recommencer, recommencer, recommencer.

5 idées forces pour incarner un discours inspirant :

  • Capter l’attention par un appel à l’émotion et de l’intelligence narrative qui va interpeller notre interlocuteur et le mettre en condition pour recevoir notre message ;
  • Créer le contact/l’alliance avec notre interlocuteur grâce à des valeurs partagées, rappelons lui que nous partageons des valeurs, que nous avons des choses en commun car cela va susciter son désir d’adhérer à notre discours ;
  • Encourager l’envie de notre interlocuteur par des arguments factuels, des éléments rationnels, ce qui va renforcer la confiance de notre interlocuteur et le conforter dans son envie ;
  • Parler vrai, simple et authentique, ce qui va rendre notre discours congruent et clair ;
  • Impliquer notre interlocuteur, lui montrer notre réel intérêt par la prise en compte de ses préoccupations et le rendre acteur de notre échange.

Ce discours s’accompagne de la nécessaire simplicité et concision qui rendent notre message clair. Il est également porté par notre enthousiasme, cette force intérieure qui mobilise l’énergie. Cette force intérieure qui se nourrit elle-même de notre nature intérieure et notre authenticité… Alors plus je cultive mon authenticité et ma propre nature et plus j’inspire et attire… si j’inspire et attire ne suis-je pas en train de me vendre ? Comme quoi « savoir se vendre » est avant tout une question d’inspiration !

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