Etes-vous heureux professionnellement?

Commençons par une bonne nouvelle : les trois quarts des actifs français (75%) se disent heureux dans leur travail, un chiffre en hausse de 3 points par rapport aux années précédentes.

C’est avant tout par la passion et l’intérêt de leur métier que les Français expliquent le bonheur dans leur travail : ils sont plus d’un quart à citer cette proposition comme première raison. Au total des citations, c’est la liberté et l’autonomie dans le travail (46%) et la passion et l’intérêt pour son métier (45%) qui ressortent en tête.

Mais combien sont celles et ceux qui sont en ce moment dans une situation d’échec, empêtrés dans une erreur et dans ses dommages collatéraux ? Combien aimeraient rebondir ? Vous savez cette fameuse aptitude à trouver une solution, un nouveau poste, une nouvelle activité ou soyons fous tout quitter pour mieux recommencer… ailleurs, autrement. Et ce n’est pas notre nouvelle économie, notre environnement professionnel qui se nourrit de rebonds qui le contredira. Regardez ces entrepreneurs dont le moteur est l’envie de faire bouger les choses. Rapidement et différemment. Regardez ces nouvelles générations de la génération Z (aussi appelée nouvelle génération silencieuse ou génération C pour Communication, Collaboration, Connexion et Créativité) génération sociologique qui succède à la génération Y. Ils osent, s’adaptent, tentent, échouent mais ils recommencent et souvent, cela fonctionne.

Aujourd’hui, notre contexte et environnement professionnel demande rapidité et souvent malheureusement, une obligation d’exécution qui impose le risque, donc l’échec.

Un échec qui peut parfois ne proposer que des relents de « sanction », contrairement aux pays nordiques ou aux états-Unis qui voient une personne qui échoue comme quelqu’un qui essaie et qui est en train de réussir. Dans ce système si typiquement « français » et une éducation des plus anciennes générations ayant connues le coin et le stylo rouge, difficile alors de faire la différence entre « avoir raté » et « être un raté ».

Alors pourquoi avoir peur d’échouer ? Peur d’être jugé, peur de voir son estime baisser ? Pourtant si l’erreur et l’échec montre bien quelque chose, c’est que l’on essaie. Voici un adage qui devrait vous rappeler quelque chose :  » L’erreur est humaine ». Mais c’est sans compter sur notre nature qui nous pousse tout de même à être parfait. Et la quête de perfection mène souvent à des imperfections.

La démarche dans un premier temps est de l’accepter puis de rebondir. Les erreurs et les échecs si on arrive à les accepter, permettent de développer :

  • L’humilité
  • La connaissance de soi

Vous avez certainement entendu parler, voire même côtoyé, ou encore tenté de l’apprivoiser : la résilience. Ce gros mot, ce truc, ce machin que l’on aimerait posséder et le temps opportun, être capable de le mettre en pratique.

Savoir tirer parti de ses échecs, c’est d’abord les accepter, les reconnaître mais aussi et surtout les questionner, les appréhender comme la partie d’un mouvement, d’un début de changement. Il y a donc un temps pour tout, un temps propice au rebond. Favorisant de nouvelles opportunités, une nouvelle vision, un prisme différent. Thomas Edison ne disait-il pas : « Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 manières de faire autre chose qu’une ampoule. »

Intéressant aussi de voir que la science ne connait pas l’échec. Ce mot n’existe pas. La science parle d’expérimentation et apprend de ses erreurs. Elle cherche… comme bons nombres de personnes connues et inconnues.

Quelques chiffres qui surprennent et qui rassurent :

L’échec c’est le début de la réussite. Alors glorifions-le, honorons-le, son histoire, son contexte, son système et ses acteurs, puis apprenons de cet échec, pour qu’il nous soit profitable.

Il existe d’ailleurs de plus en plus de « failed conference »

Sachons apprendre à anticiper les prochains coups. Avoir deux ou trois coups d’avance. Cela se travaille, se répète, se construit. Mais avant même d’accueillir ce changement, il est important de comprendre et de se mettre en bonne condition : quelqu’un qui a échoué, c’est déjà quelqu’un qui a entrepris, qui a pris une initiative, qui a pris un risque. C’est une ou un entrepreneur.

Bill Gates prend l’échec comme un cadeau. Un autre grand patron dit célébrer ses échecs. Et vous ?

« Agissez comme s’il était impossible d’échouer »

Winston Churchill

Telle est la vertu de l’échec: nous offrir un temps d’arrêt, d’examen, de retour sur soi ; nous offrir la chance d’arrêter d’avancer.

Bien sûr il est des échecs dont nous ne nous relevons pas, des ratés auxquels nous avons le malheur de nous identifier. Bien sûr, nous n’avons pas tous les mêmes ressources pour rebondir. Alors construisons des ponts, n’ayons pas peur de nous arrêter, d’analyser, d’adapter nos apprentissages et cette nouvelle expérience pour désormais anticiper et commencer à « jouer aux échecs ».

Acceptant que même infime, un changement est déjà une dynamique de réussite.